Alesc approuve le projet d’enseignement à domicile à Santa Catarina

L’Assemblée législative de Santa Catarina a approuvé le mercredi 27, le projet de loi n ° 0003.0/2019, rédigé par le député Bruno Souza (Nouveau), qui réglemente l’enseignement à domicile dans l’État. L’enseignement à domicile est la méthode d’enseignement où les parents ou tuteurs spécialisés guident l’éducation de leurs enfants à la maison. La pratique est présente et légale dans plusieurs pays tels que les États-Unis, l’Autriche, la Belgique, le Canada, l’Australie, la France, la Norvège, le Portugal, la Russie, l’Italie et la Nouvelle-Zélande.

Grâce à la proposition, également connue sous le nom de l’enseignement à la maison, les parents ou tuteurs doivent démontrer une aptitude technique pour le développement d’activités pédagogiques ou embaucher des professionnels qualifiés, conformément aux règles du gouvernement de l’État. Les enfants et adolescents scolarisés à domicile seront évalués par les organes compétents de la commune dans laquelle ils résident, à travers des tests institutionnels appliqués par le système d’enseignement public.

En outre, l’interaction sociale de l’élève dans l’enseignement à domicile doit être garantie sur preuve de participation à des activités publiques ou privées, avec une charge de travail d’au moins huit heures par mois. Les étudiants pourront participer à des activités collectives sportives, religieuses ou de loisirs. La renonciation à ces engagements intervient en cas de recommandation médicale particulière.

L’inspection de l’enseignement à domicile sera effectuée par le Conseil de tutelle de la résidence de l’élève et par les organismes éducatifs, en ce qui concerne le respect du programme scolaire minimum établi.

L’option de l’enseignement à domicile est interdite aux parents ou tuteurs reconnus coupables de tout crime contre la vie et crimes commis dans la modalité intentionnelle prévue, ayant subi les déterminations appropriées définies à l’art. 101 du Statut des enfants et des adolescents, ou qui répondent administrativement ou judiciairement pour manque, omission ou abus d’enfants et d’adolescents.

Selon le député Bruno Souza, aujourd’hui plus d’un millier de familles pratiquent l’enseignement à domicile à Santa Catarina. Comme Magda Leal Boeri, mère de Maria Olívia, 18 ans, João Vitor, 15 ans, et Pedro, 11 ans.

« Les familles réclament cette réglementation depuis longtemps et l’approbation du projet fait toute la différence car elle nous donne une sécurité juridique et nous assure la liberté de choisir où nos enfants doivent apprendre », se réjouit Magda Boeri, représentante de l’Association nationale. pour l’Enseignement à Domicile (ANED).

La pratique est considérée comme constitutionnelle par le STF, mais elle doit être réglementée pour être légale. Santa Catarina est le 3e État brésilien à approuver le projet, qui est déjà devenu loi dans le Paraná et le Rio Grande do Sul, où la proposition a fait l’objet d’un veto du gouverneur.

« Santa Catarina est entrée dans l’histoire aujourd’hui. Réglementer l’enseignement à domicile, c’est mettre fin à la persécution que subissent plus d’un millier de familles rien que pour éduquer leurs enfants. Grande victoire pour la liberté », souligne le député. La proposition va maintenant être sanctionnée par le gouvernement de l’État.

Nihel Béranger

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