Différend sous-marin – Première discussion entre Biden et Macron

Pour la première fois depuis le déclenchement de la crise diplomatique à la suite de la livraison mais non de sous-marins français en Australie, le président américain Joe Biden et le président français Emmanuel Macron se sont à nouveau rencontrés en personne. « Je pense que ce qui s’est passé était gênant pour nous », a déclaré Biden lors de la réunion à l’ambassade de France à Rome. Il a souligné que la France était un partenaire extrêmement apprécié et que les États-Unis n’avaient pas d’allié plus ancien et plus fidèle que la France. « J’ai eu l’impression que la France avait été informée longtemps à l’avance que l’accord ne serait pas conclu. Honnêtement, je ne savais pas qu’ils ne l’étaient pas. »

Macron, à son tour, s’est félicité des « décisions concrètes » qui avaient été prises en réponse au différend sous-marin. « Pour moi, cela initie vraiment un processus de confiance. » Sa rencontre avec Biden a été importante : « Nous avons clarifié ce que nous devions clarifier. » La tâche est maintenant de regarder vers l’avenir pendant que son pays et les États-Unis s’efforcent d’arranger les choses. « La confiance, c’est comme l’amour : les explications c’est bien, mais les preuves c’est mieux », a déclaré le chef de l’Etat français. « Ce qui compte vraiment, c’est ce que nous ferons ensemble dans les semaines, les mois et les années à venir. »

Mi-septembre, l’Australie, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont annoncé un pacte de sécurité indo-pacifique. Il prévoit entre autres que l’Australie construira des sous-marins à propulsion nucléaire en utilisant la technologie des deux partenaires. Cela signifiait que la livraison de sous-marins conventionnels d’un volume de 40 milliards de dollars, qui avait déjà été convenue avec le groupe naval français en 2016, est devenue obsolète. La France a alors été complètement surprise et a nié avoir été informée à l’avance de la décision. Le pays a ensuite brièvement retiré ses ambassadeurs de Canberra et de Washington, agacé par l’annulation. (apa / afp / reu)

Nihel Béranger

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