La France. Rapport sur la pédophilie dans l’Église. La hiérarchie ecclésiastique commente

  • Le métropolite de Reims a commenté mardi dans un entretien au quotidien « Le Figaro » le reportage sur les abus sexuels d’enfants par le clergé catholique
  • Selon un rapport d’une commission indépendante présidée par Jean-Marc Sauve, annoncé plus tôt dans la journée, environ 216.000 en France ont été mineurs ont été victimes d’abus sexuels par le clergé
  • Le nombre d’enfants qui ont été maltraités dans des institutions religieuses, non seulement par des prêtres mais aussi par des laïcs qui y travaillent, peut atteindre environ 330 000.
  • Plus d’informations similaires peuvent être trouvées sur la page d’accueil d’Onet

– Je suis consterné par le nombre de personnes qui déclarent avoir été agressées sexuellement alors qu’elles étaient mineures, que ce soit à l’église ou ailleurs (famille). C’est un drame humain qui touche tout le monde, a souligné Mgr de Moulins-Beaufort.

« Nous étions conscients qu’il y avait un décalage entre le nombre de victimes d’agressions sexuelles commises par des prêtres ou des religieux que nous connaissons et la réalité, mais nous n’imaginions pas qu’il serait si important », a-t-il ajouté.

Le président de la Conférence épiscopale de France a déclaré avoir « honte de l’aveuglement et de la surdité de l’Église face à tant de souffrances ».

– Je suis choqué que jusqu’à récemment la réaction de l’Église ne concernait presque jamais l’enfant, mais plutôt la réputation de l’Église et des familles – a souligné le hiérarque.

Le président épiscopal français sur le rapport d’abus: les auteurs doivent être punis s’ils sont vivants

Interrogé sur les données du rapport selon lesquelles entre 1950 et 2020, le harcèlement sexuel en France a été perpétré de 2,5 à 2,8 pour cent. Mgr de Moulins-Beaufort a souligné que « cette minorité est trop nombreuse pour être réconciliée » et que les auteurs « doivent être punis s’ils sont vivants ».

Le reste de l’article est disponible sous la vidéo :

– L’ordination ne guérit pas les troubles mentaux ou psychiatriques, et la situation particulière d’un prêtre peut même augmenter le risque (…). Ils (les bourreaux) restent nos frères, mais ils sont coupables, dangereux. La justice doit être rendue et les peines exécutées. Nous ne pouvons pas nous débarrasser de ces personnes, même lorsqu’elles sont rétablies dans l’état laïc, nous devons les accompagner, en gardant avant tout soin des personnes qui ont été leurs victimes et le risque qu’elles fassent des victimes d’autrui – a souligné le hiérarque.

– Je ne peux pas prédire la crédibilité future de l’Église catholique. L’état actuel des choses est un coup porté à la confiance spontanée qui aurait pu être placée en lui, et qui était également placée dans les prêtres. Nous devrons apprendre à vivre avec, comme le font les prêtres aux États-Unis, en Allemagne et en Australie, a déclaré Mgr de Moulins-Beaufort.

Il a ajouté : « Nous ne pouvons pas réparer l’irréversible, mais il est clair qu’en tant qu’église, nous avons une responsabilité envers les victimes.

Lorsqu’on lui a demandé si le rapport était nécessaire, le président de l’épiscopat a déclaré : « Nous l’acceptons comme une bénédiction. L’Église du Christ ne peut pas grandir dans des mensonges ou des demi-vérités. « 

Nous sommes heureux que vous soyez avec nous. Abonnez-vous à la newsletter Onet pour recevoir le contenu le plus précieux de notre part

(ww)

Nihel Béranger

« Accro au café. Fanatique de l'alcool depuis toujours. Expert du voyage typique. Enclin à des accès d'apathie. Pionnier de l'Internet.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.