La France reste dure avec l’Italie dans le conflit des réfugiés

Tant que le gouvernement italien de droite n’ouvrira pas les ports aux navires de sauvetage, la France n’acceptera pas des milliers de migrants italiens comme promis, a déclaré à Bruxelles le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Darmanin a accusé l’Italie de « méconnaître le droit de la mer » en fermant ses ports aux navires de sauvetage, comme « l’Ocean Viking ». Cela signifie qu’il n’y a « aucune raison » pour que la France ou l’Allemagne embauchent 3 500 personnes en provenance d’Italie, comme promis.

Le ministre grec de l’Immigration et de l’Asile, Notis Mitarachi, a appelé à un système obligatoire de relocalisation des réfugiés. « Nous parlons depuis trop longtemps d’une solution européenne à la crise migratoire », a-t-il déclaré à Bruxelles. Maintenant, il faut qu’il y ait des « résultats ».

L’UE n’est pas parvenue à s’entendre sur des règles d’admission contraignantes depuis 2015. Au cours de l’été, les États membres s’étaient plutôt mis d’accord sur un « mécanisme de solidarité » volontaire pour soulager les pays d’arrivée comme l’Italie et la Grèce. Selon la Commission européenne, au lieu des 8 000 personnes convenues, seules quelques centaines ont été relocalisées.

appel à l’humanité

La réunion spéciale concernait principalement les migrants qui arrivent en Europe par la dangereuse route de la Méditerranée. Depuis le début de l’année, la Commission européenne a dénombré 90 000 arrivées dans l’UE sur cette route, soit environ 50 % de plus que l’année précédente.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, également chargé de l’immigration, a appelé les partenaires à être « humains ». L’UE a récemment accueilli environ neuf millions de réfugiés ukrainiens et se bat maintenant contre quelques dizaines de milliers, a-t-il critiqué.

Asselborn s’est également prononcé en faveur de l’inclusion de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Croatie dans l’espace Schengen sans contrôles aux frontières, comme le propose la Commission européenne. L’Autriche, entre autres, s’y oppose et évoque le nombre croissant de migrants via la route des Balkans. L’extension de Schengen requiert l’unanimité.

Nihel Béranger

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