La querelle sur le poisson continue. La Grande-Bretagne répond à l’avertissement de la France par un autre ultimatum

Dans le différend sur les permis de pêche, le Royaume-Uni a répondu à la menace française par des sanctions de son propre ultimatum.

« La France ne s’est pas comportée équitablement. Ce n’est pas dans les termes de notre accord commercial. Et si quelqu’un ne se comporte pas équitablement dans un accord commercial, vous avez le droit de prendre les mesures appropriées contre lui et de trouver des mesures compensatoires. Et c’est exactement ce que nous le ferons si la France ne se retire pas de ses menaces », a déclaré à la télévision la ministre britannique des Affaires étrangères Lizz Truss. Nouvelles du ciel.

La France demande davantage de permis de pêche dans les eaux britanniques pour ses navires. À la suite de cela, il a annoncé la semaine dernière une série de sanctions contre la Grande-Bretagne, qui devraient entrer en vigueur le 2 novembre, à moins qu’il ne délivre une autre licence. Ceux-ci incluent des contrôles aux frontières et sanitaires sur les marchandises en provenance de Grande-Bretagne, une interdiction aux navires de pêche britanniques d’entrer dans les ports français et des contrôles plus intensifs sur le trafic de camions traversant la Manche.

La Grande-Bretagne a qualifié lundi de telles sanctions de disproportionnées et a appelé la France à les lever. Entre autres choses, Truss a évoqué le lien possible entre le différend et les élections présidentielles françaises, qui auront lieu l’année prochaine. Le différend a culminé la semaine dernière avec l’immobilisation du navire de pêche britannique Cornelis Gert Jan dans le port du Havre et l’amende qui a suivi pour l’absence de la licence nécessaire, qui, selon son propriétaire, était en règle.

La France affirme qu’en vertu de l’accord du Brexit, 175 navires de pêche français ont le droit de pêcher entre 6 et 12 milles marins au large des côtes britanniques, mais le Royaume-Uni n’a délivré que 100 licences, selon Paris.

Contrairement aux affirmations des deux parties sur les efforts pour apaiser le différend, les tensions entre les deux acteurs s’intensifient. Bien que pas pour la France ou la Grande-Bretagne Reuters la pêche est économiquement cruciale, politiquement c’est une question très importante pour les deux pays et le reste de l’Europe.

Une lettre adressée à l’Union européenne par le Premier ministre français Jean Castex, qui déclare, entre autres, que le départ de la Grande-Bretagne de l’UE a probablement fait plus de mal que de bien, n’a pas aidé à apaiser le différend en cours. Le ministre britannique du Brexit, David Frost, a qualifié la lettre de problématique.

Nihel Béranger

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