L’Australie rompt le contrat d’armement avec la France. Une vague de commentaires

  • – Pour les Australiens, ainsi que pour les Japonais et autres, seule la garantie de sécurité américaine, américaine et américaine est garantie – a déclaré Jean-Dominique Merchet, expert en matière de défense
  • Le quotidien économique Les Echos suggère dans son titre que « l’attitude de la Grande-Bretagne jette une ombre sur l’axe militaire franco-britannique »
  • Certains experts expriment l’espoir que le « trébuchement australien » (dont ils reprochent à Washington) permettra de promouvoir plus efficacement l’idée de « souveraineté européenne de défense ».
  • Plus d’informations de ce type peuvent être trouvées sur la page principale d’Onet.pl

Canberra a, selon Paris, opté contre toute attente pour les sous-marins nucléaires américains. Les Australiens nient que les Français aient été informés. Cependant, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian sur la radio France Info a qualifié cela de « coup de poignard dans le dos ».

Jean-Dominique Merchet, expert de la défense et journaliste, incl. Le quotidien « L’Opinion », concluait sur la même longueur d’onde que « la surprise australienne qu’on pouvait s’attendre » montre que « la France, tant dans la sphère diplomatique que militaire, essaie de jouer dans des chaussures trop grandes pour elle. que si nous aimerions y jouer un rôle majeur, nous avons peu de poids sur les questions indo-pacifiques. »

– Pour les Australiens, comme pour les Japonais et les autres, la garantie de sécurité n’est qu’américaine, américaine et américaine – a fait valoir l’expert, d’un geste de la main écartant la valeur des avantages de la France en tant que possession d’armes nucléaires et siège permanent sur le Conseil de sécurité.

Les rédacteurs du quotidien « Le Monde » expriment leur inquiétude que cette question puisse affecter le développement « pas si harmonieux pour autant » de la coopération dans la construction d’un bombardier franco-allemand.

En revanche, un participant au débat sur BFM TV a rappelé qu’en juin la vente des chasseurs multirôles récifaux français à la Suisse était « à faire ». – Sauf que le président (Joe – éd.) Biden a sauté à Genève et le lendemain le gouvernement suisse a annoncé qu’il achetait les F-35 américains. Cela indique l’extrême fragilité et l’étroitesse des marges de manœuvre en France, à l’heure où, quel que soit le président, Washington a décidé d’imposer sa loi, a-t-il jugé.

« Le comportement de l’Australie est dû à la peur de la Chine »

Le quotidien économique Les Echos suggère dans son titre que « l’attitude de la Grande-Bretagne jette une ombre sur l’axe militaire franco-britannique ». Le Royaume-Uni est le troisième partenaire, avec les Etats-Unis et l’Australie, de la nouvelle alliance des « trois démocraties maritimes » annoncée en fin de contrat, comme l’a appelé jeudi le président américain.

Dimitri Pavlenko, commentateur à la radio Europe1 et à la télévision C-News, a expliqué que l’évolution de la situation dans cette région du globe signifiait que l’Australie renonçait à « l’autonomie stratégique », se cachant complètement « sous le parapluie américain ».

Cela est dû, selon le commentateur, « à la panique des Chinois ». Pavlenko a cité un sondage montrant que 42 pour cent. Les Australiens sont convaincus que la Chine va les attaquer.

Comment le « trébuchement australien » affectera-t-il l’Europe ?

De nombreux journalistes rappellent comment le président américain de l’époque, Barack Obama, a « retraité », « quittant la France au milieu de nulle part », lorsqu’en août 2013, l’armée du président Bachar al-Assad a utilisé du gaz de guerre contre la population civile en Syrie, franchissant la « ligne rouge », désigné par Obama.

Certains experts expriment l’espoir que le « trébuchement australien » (dont ils reprochent à Washington) permettra de promouvoir plus efficacement l’idée de « souveraineté européenne de défense » promue par le président français. Ils ne se font pas d’illusions et soulignent que les débats entre les alliés européens peuvent « s’éterniser » et que les USA restent pour longtemps le seul garant de la sécurité de l’Europe. Même si le Vieux Continent n’est pas dans la nouvelle alliance indo-pacifique.

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Nihel Béranger

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