Le Brésil arrive en paria à la Conférence sur le climat

Cette semaine, le gouvernement brésilien adhérera à un nouveau pacte pour la protection des forêts, qui sera annoncé le 2 novembre, et a adopté un récit selon lequel il a pris des mesures pour tenter de dégager un consensus. En effet, la semaine dernière, Itamaraty a réuni les ambassadeurs d’Europe à Brasilia pour expliquer la position du gouvernement lors de la conférence et garantir qu’il adoptera une attitude constructive.

Mais l’opération de séduction de la diplomatie se heurte à au moins deux gros problèmes. Le premier est la profonde méfiance internationale à l’égard du Brésil. Si les négociateurs nationaux tentent de véhiculer une image de modération, les données de déforestation montrent que la destruction a pris un nouvel élan au cours des trois dernières années.

Pour les négociateurs étrangers, la crédibilité du Brésil est aujourd’hui « proche de zéro » et seul un renversement des chiffres de la déforestation pourra rétablir un climat de dialogue avec les puissances étrangères. « Cela ne sert plus à rien de venir avec un discours conciliant. Maintenant, nous voulons la preuve que les choses vont changer », a-t-il admis à UOL un diplomate européen, sur les relations avec le Brésil.

L’autre problème est la découverte par des entités internationales, y compris l’ONU, que le gouvernement Bolsonaro a favorisé un démantèlement des structures de la politique environnementale du pays.

Pour les négociateurs, tant brésiliens qu’étrangers, la COP26 n’est pas une simple réunion bureaucratique de plus. Pour le pays où l’Amazonie possède la plus grande partie de la forêt, la rencontre représente la définition de sa place dans le monde et comment le pays espère s’insérer dans la nouvelle économie mondiale.

Nihel Béranger

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