Les grèves en France se sont propagées

le président français Emmanuel Macron a convoqué lundi une réunion d’urgence à l’Elysée. Il ne néglige aucun effort « pour mettre fin à la crise du carburant le plus rapidement possible », a-t-il déclaré.

Cette semaine est considérée comme un test pour le gouvernement minoritaire à Paris, alors que les délibérations budgétaires à l’Assemblée nationale s’avèrent également difficiles. premier ministre Elisabeth Borne pourrait se rabattre sur l’article 49.3 de la Constitution et lier la loi de finances au vote de confiance. « Le gouvernement agit », a souligné Borne dimanche soir sur la chaîne de télévision TF1. Le président Macron a menacé à plusieurs reprises de nouvelles élections si aucune confiance n’était exprimée en son Premier ministre.

Le candidat présidentiel de gauche défait Jean-Luc Mélenchon a promis un changement de pouvoir à gauche lors d’une manifestation à Paris dimanche après-midi. Les protestations sociales amèneraient un nouveau « front populaire » au pouvoir.

Les grèves deviennent de plus en plus un test de résistance pour la vie publique en France. Le syndicat CGT continue de s’opposer à une convention collective chez Totalenergies qui a été entérinée par les deux syndicats majoritaires. Il prévoit une augmentation de salaire de sept pour cent et diverses primes spéciales pour les employés. La CGT demande une augmentation de salaire de 10 %.

Mesures coercitives contre les grévistes

En effet, selon la loi française, une convention collective est valable si les syndicats majoritaires la signent. Mais la CGT fait bloquer les raffineries et les dépôts de carburant. La situation de l’offre dans la région de la capitale est particulièrement tendue. 42 % des stations-service de l’agglomération parisienne ont été touchées par des pénuries de carburant. Trois raffineries sur sept et cinq dépôts de carburant se sont mis en grève lundi. Les salariés de la SNCF et de la RATP souhaitent également se mettre en grève ce mardi.

Le gouvernement a de nouveau ordonné la coercition légale et a ordonné à sept travailleurs de travailler dans deux dépôts de carburant pour améliorer le service dans les stations-service. « Nous faisons cela pour les Français, pas contre les grévistes », a déclaré lundi la ministre de l’Energie Agnès Pannier-Runacher. « C’est absolument nécessaire pour que les gens puissent aller travailler. »

Nihel Béranger

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