L’ex-président français Sarkozy condamné à un an de prison ferme

L’ex-président français a été reconnu coupable d’avoir financé illégalement sa campagne électorale. Sarkozy veut maintenant agir contre cela.

L’ancien président français Nicolas Sarkozy veut faire appel de sa condamnation pour financement illégal de campagne. C’est ce qu’a annoncé son avocat Thierry Herzog jeudi à Paris. Sarkozy avait déjà été reconnu coupable lors du procès et condamné à un an de prison ferme sans possibilité de libération conditionnelle.

Le tribunal a décidé que la peine serait sous la forme d’une assignation à résidence surveillée électroniquement. « En tant que candidat, il n’a pas réussi à maîtriser les coûts », a déclaré jeudi la présidente Caroline Viguier à Paris. Sarkozy est resté à l’écart du verdict.

« Défaut de maîtrise des coûts »

En France, les dépenses de campagne électorale sont plafonnées afin de créer plus d’égalité des chances entre les candidats. Le plafond autorisé à l’époque était de 22,5 millions d’euros. En fait, l’équipe de Sarkozy aurait dépensé au moins 42,8 millions lors de la campagne électorale de 2012 pour sa réélection.

Afin de couvrir les dépenses excessives, les dépenses auraient été camouflées par un système de factures fictives de son parti UMP – désormais rebaptisé Les Républicains. Selon les médias, Sarkozy n’est pas accusé d’avoir créé le système des comptes fictifs ; Il aurait ignoré deux avertissements de comptables.

Sarkozy a nié les allégations

Outre Sarkozy, 13 personnes sont jugées pour des soupçons d’escroquerie et de complicité, et elles ont également été reconnues coupables. Jérôme Lavrilleux, ancien vice-président de la campagne électorale, est de ceux-là. Sarkozy avait personnellement nié les allégations devant le tribunal, déclarant que la campagne électorale n’avait pas été dépassée financièrement. Le conservateur a perdu contre son challenger socialiste François Hollande en 2012.

La justice française enquête également sur Sarkozy pour des paiements présumés par la Libye pour sa campagne électorale de 2007. Dans une autre affaire, Sarkozy a été condamné en mars à trois ans de prison, dont deux avec sursis, pour corruption et influence illicite. Il a annoncé qu’il ferait appel.

Aucun président de la Ve République française, fondée en 1958, n’a été aussi sévèrement puni. « Sarko », comme on l’appelle souvent dans le pays, a tourné le dos à la politique, mais continue de tirer de nombreuses ficelles en arrière-plan et est considéré comme influent.

Nihel Béranger

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